"Il est grand, mince, le visage taillé au couteau, l’oeil vif ; avec son costume et sa cravate verte, on ne sait si on a à faire à chanteur ou à un conférencier, ce
n’est ni l’un ni l’autre, il raconte juste des histoires et avec talent ! Comme quoi la jeune génération n’a pas grand chose à voir avec l’image d’Épinal des
conteurs d’autrefois ; lui, il a fait ses classes dans les bars, les festivals, partout où l’on peut raconter et c’est comme ça que l’on se fait un univers bien à soi.
Il emprunte certes, comme beaucoup d’autres, à la tradition rurale ou maritime de ce pays, mais il la revisite avec l’énergie, l’humour et l’insolence qui est
la sienne.
Il y a toujours chez Sylvain Cebron de Lisle, même au coeur des histoires les plus sombres – et il sait les raconter – un décalage soudain, un contre-chant
imprévu, un commentaire qui fait basculer le récit dans une autre dimension ; il a une manière bien à lui de vous dresser en quelques mots le portrait d’une
princesse qui n’a pas grand chose à voir avec les images traditionnelles des héroïnes de contes de fées : de la tchatche et un sacré tempérament. Princes
charmants s’abstenir ! On rit bien sûr, beaucoup, mais ce rire n’est que l’autre face de la tendresse qui le lie à tous ces personnages plus ou moins
« déjantés » qui rôdent dans ses histoires. Pour le plus grand plaisir des grands et des petits."

dixit Alain Le Goff